Les Marchés de l'égalité PDF Imprimer Envoyer

 

À la frontière entre le théâtre invisible et le théâtre d’ « agit prop », la Compagnie Maritime crée cette fois un spectacle d’intervention sous une forme nouvelle : le bonimenteur des marchés.

Une poêle anti-adhésive, la râpe multiusages, le kit de nettoyage magique,... Entre fascination et répulsion, les bonimenteurs laissent rarement indifférent quiconque ose s’en approcher aux risques et périls de sa bourse. Un seul moteur les anime : la vente.

Entre les mains de la Cie Maritime, dextérité et volubilité du commercial se mettent au service de la lutte contre la discrimination. Installé derrière un étal, le bonimenteur expose des cas de discriminations : le demandeur d’emploi dont le nom de famille ne le désigne pas « belge de pure souche » et qui ne sera pas engagé malgré ses compétences, la vendeuse en surpoids remerciée parce que son image ne correspond pas à celle d’une femme svelte, les propriétaires qui refusent la location à des candidats dont la couleur de peau ou le statut ne leur convient pas,... Quelques cas parmi d’autres de discriminations quotidiennes désormais illégales et contre lesquelles des actions peuvent être intentées grâce aux lois du 10 mai 2007.

Le bonimenteur vend, au sens premier du terme, une figurine cartonnée et modulable : visages, vêtements, homme/femme, blanc/basané,... Les personnages se construisent et déconstruisent à partir de silhouettes cartonnées et d’une attache parisienne. Les parures de la discrimination nous collent à la peau mais nous avons tous les moyens de nous en détacher puisqu’elles sont amovibles.

Au terme de la harangue, le bonimenteur vend aux badauds son kit.

Créé à l’occasion de la semaine de lutte contre les discriminations, « Désolé c’est déjà pris » a été joué sur une dizaine de marchés dans l’ensemble de la Communauté française entre le 20 et le 30 octobre 2007.

Une coproduction de la Compagnie Maritime, de PAC et des FPS.