marcsIls devaient fêter la Saint-Eloi à la fin de cette semaine-là, comme c’est la tradition encore, en Wallonie, pour les travailleurs du fer et des métaux. La protection du saint-patron n’a pas suffi à leur éviter le choc fatidique. Aux côtés de leurs proches, la grande famille des cheminots pleure la brutale disparition des deux agents d’Infrabel fauchés au coeur de leur existence, en plein travail, par un bout de train endommagé que l’on a eu vite fait d’appeler « fantôme » après qu’il se soit désolidarisé du convoi qui le remorquait. Le sillon Sambre-et-Meuse, sur l’axe ferroviaire duquel – cruel destin – s’est produite la catastrophe de Morlanwelz porte en lui bien plus que les stigmates encore visibles de la désindustrialisation. Il est dépositaire de la mémoire collective d’une histoire économique et sociale marquée par le fer, par le charbon, par la métallurgie, par la verrerie... Par la pénibilité, l’insalubrité et la dangerosité, aussi, des métiers exercés et des tâches à exécuter dans l’industrie lourde et les secteurs professionnels apparentés : celui du rail notamment. Il est élevé, à cet égard, le prix humain de la richesse qui a été produite au plus fort de l’industrialisation, une partie de la prospérité nationale actuelle lui restant toujours redevable.

dalibertEnseignante-chercheuse en sciences de l’information et de la communication de l’Université de Lille, Marion Dalibert interroge les rapports de genre, de race et de classe qui se manifestent dans les médias d’information généralistes et la manière dont ces rapports participent à la production du nationalisme. Ses études de la médiatisation du mouvement « Ni putes ni soumises » ou de celle du roman « En finir avec Eddy Bellegueule » cherchent à appréhender le rôle que jouent ces médias dans la construction et l’usage des catégories désignant les minorités, les racisés et des classes populaires. De véritables manufactures à produire de l’Autre.

sarah eybenA la suite de notre réflexion sur le modèle d’entreprise coopérative de Vio.Me comme réponse aux désinvestissements économiques suite à la crise de la dette grecque, nous vous proposons dans cette analyse, un autre exemple de résistance économique mis en place par les citoyen•nne•s grec•que•s face à la crise sans précédent vécue par le pays depuis plusieurs années. BiosCoop est un supermarché coopératif dont l’objectif est d’une part de permettre aux producteurs locaux d’écouler leurs produits et d’autre part, de permettre aux Grec•que•s de faire leurs achats à moindre coût. Ce supermarché permet donc de faire vivre l’économie locale et réelle tout en palliant en même temps l’augmentation exponentielle de certains biens de première nécessité comme les soins de santé ou le transport.

marcsOn peut définir les rapports entre l’État moderne et le capitalisme, avec la philosophe Isabelle Stengers comme « une sorte de pacte asymétrique qui définit ce que, à chaque époque, l’État laisse faire au capitalisme et ce que le capitalisme fait faire à l’État ». L’époque du capitalisme néolibéral, inaugurée en 1979, en est un terrain d’application… même s’il nous faut la saisir au travers de sa propre périodisation en trois phases différentes. Qui ont néanmoins en commun de marquer une profonde et globale néolibéralisation du monde et de l’existence.

spinetteDepuis le 1er novembre 2016, le Projet Individualisé d’Intégration Sociale (P.I.I.S) doit être mis en œuvre dans les différents CPAS du pays. Ce projet, initié par le libéral Willy Borsus (ex-ministre fédéral de l’Intégration sociale et actuel Ministre-Président de la Wallonie) suscite bien des critiques de la part des acteurs sociaux. Pour mieux comprendre les enjeux et les dérives probables de cette réforme, nous avons interrogé Jean Spinette, Président du CPAS de Saint-Gilles. Son analyse rejoint celle de notre mouvement en ce qui concerne le très net glissement de procédures d’individualisation des droits vers un système de « responsabilisation-sanction » qui pèse de plus en plus lourd sur les épaules des plus démunis. Et qui place les CPAS devant de cruels dilemmes…

benasayagAvec «Cerveau augmenté, humain diminué», le philosophe, psychanalyste et épistémologue Miguel Benasayag donne des clefs de compréhension des enjeux des bouleversements amenés par les technosciences. Il éclaire sous un jour critique l’idéologie du cerveau augmenté qui réduit cet organe à n’être qu’un ordinateur dont on pourrait multiplier les capacités et modifier le fonctionnement à l’envi, au risque de perdre ce qui nous fonde en tant qu’humain. Loin d’être technophobe, l’auteur y défend une réelle hybridation de la technologie enfin mise au service du vivant et de la culture. Et nous permet de sortir du fantasme transhumaniste, décidément loin d’être un humanisme.

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