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30) Des valeurs réinterrogées (IV) Laïcité, religion et science (1) |
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La question des rapports entre politique et religion est l’une des plus cruciales et des plus sensibles qui soit. Elle a rythmé toute l’histoire des hommes en recherche d’un mode de vie collective, pacifique et apaisé. Elle est au cœur des enjeux sociétaux et individuels tant elle en appelle à la fois à une recherche existentielle et à une forme d’organisation sociale. Elle a suscité des passions meurtrières et des réflexions tout en profondeur et en nuances. Cette question demeure centrale car elle interroge au fond de chacun d’entre nous le sens de notre vie face à sa finitude et notre rapport à l’autre avec ou sans référence à une transcendance. Comment le religieux qui ambitionne de créer du lien social peut-il coexister avec le politique dont l’objectif est analogue ? Télécharger l'analyse |
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29) Les Roms : Ces gens pas comme il faut ! |
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Ils font partie d’un peuple mal compris, mal aimé. On les appelle les Roms, Tziganes, Sintis, Manouches, Gitans, Les gens du voyage. Ce peuple rejeté vit la plupart du temps des pratiques de la mendicité, ces indésirables sont victimes de multiples discriminations. Ils sont de par la force des choses pour le plus grand nombre nomades, mieux on les stigmatise en les prénommant SDF. D’autres sont sédentarisés par violence. La « romophobie » se répand comme une traînée de poudre. Comment faire sauter ces barrières mentales, ce flot de préjugés ? Face à l’ampleur de ce phénomène humain, ils oscillent entre douze à quinze millions en Europe et de manière rapprochée de sept à neuf millions au sein de l’Union européenne, en septembre 2008, s’est tenu à Bruxelles, le premier sommet européen sur les roms. Les représentants des institutions européennes côtoyaient des représentants des gens du voyage (participants actifs), l’objectif étant de reconnaître leur mode de vie spécifique, d’y trouver des solutions durables et dignes en termes législatifs. Télécharger l'analyse |
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28) Douze dimanches par an, tous nos musées gratuits ! |
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Le développement de la crise économique rend prioritaire un choix responsable des « gratuités » à développer dans le domaine culturel. Nos principaux musées sont redevenus payant en 1997. Depuis, s’affrontent les « gratuités mensuelles » du premier mercredi ou du premier dimanche du mois.
François Mairesse, Directeur du Musée Royal de Mariemont, le rappelle dans son livre « Le droit d’entrer au musée » (2005, Editions Labor) : « Lorsque Le Louvre a été inauguré, personne ne pouvait imaginer le voir payant. La perception de l’impôt, la prise en charge par l’Etat, l’idéal démocratique érigent, de facto, la gratuité comme principe, au même titre que l’entretien des bibliothèques… Pour que les principes fondateurs de la démocratie puissent durablement s’établir, il importe que l’accès à l’éducation et à l’élévation de l’esprit soit le plus libre possible, voire obligatoire (dans le cas de l’enseignement). A fortiori, cette liberté ne peut être entravée, et certainement pas par des barrières tarifaires ». De tout temps, se sont affrontés partisans et opposants aux gratuités des musées. On est aussi souvent passé d’une gratuité totale à des « gratuités tous publics » limitées dans le temps (le dimanche, les nocturnes) ou à des gratuités (ou des réductions) qui favorisent des publics précis, souvent défavorisés. On se pose aussi la question de savoir comment mieux accueillir un nouveau public, si celui-ci se déplace grâce à l’attrait d’une de ces « gratuités ». Enfin, certains affirment que le droit d’entrée n’est pas l’obstacle principal à la venue du public. Il faut peut-être davantage investir dans les moyens pour faciliter son arrivée au musée : un parking, un balisage urbain plus visible (le Musée de la Photographie de Mont-sur-Marchienne est en fortement demandeur !),etc. Rédigé par Bernard HENNEBERT Chroniqueur au « Journal du Mardi » Télécharger l'analyse
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27) Nouvelles perspectives pour le socialisme ? (I) Nouveau paradigme et subversion des valeurs ? |
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Eté 2007. Morose estivage. La Grande-Bretagne plonge dans les intempéries. La Grèce brûle. L’Elysée savoure, s’agite et recrute certains d’en face. Notre petit royaume s’enfonce dans la question des nationalités très « entre-deux guerres ». Mes lectures se succèdent. Je dévore les tribunes libres des héros de la gauche, les rencontres de Grenoble, le manifeste des Gracques, les tentatives de refondation, même un grand cadavre à la renverse, littérature moraliste sans aucun nouveau concept. Heureusement, philosophes, sociologues, économistes, penseurs publient, débattent et se confrontent loin des commentaires de circonstance, convenus, prosaïques, sans vision, navigation à vue des sociétés complexes, pilotage automatique des techno-économies, éternel ressassement des mêmes questions dans les mêmes cadres de la pensée, dans les mêmes perspectives et avec les mêmes précautions oratoires. Après l’immédiateté de l’analyse en terme de rapports de force, aussi nécessaires soient-ils dans une démocratie parlementaire, l’ampleur incommensurable des enjeux de notre temps commande réflexions, échanges, débats, controverses sur la conception du monde de la gauche, sur la doctrine socialiste, sur l’essence même et les horizons de ce magnifique mouvement d’émancipation. Par Jean Cornil, Président de la Régionale PAC Bruxelles et Député fédéral Télécharger l'analyse
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