| 26) L’insoutenable légèreté de notre « politique d’asile » (2/2) « Régularisation massive » : les mots qui font peur |
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Voici un commentaire entendu au matin du mardi 14 octobre 2008 sur la Première de nos radios, quasi textuellement, dans la bouche d'une autre ministre libérale, francophone celle-là, qui évoquait le conclave budgétaire gouvernemental de la nuit précédente : « Si dans ce pays on n'arrive pas à se mettre d'accord sur une politique d'activation un peu plus dynamique, alors l'année prochaine on risque vraiment d'avoir des problèmes. On est dans une situation où la croissance risque de ne pas être au rendez-vous l'année prochaine, où on va avoir un chômage qui augmente, des créations d'emplois largement insuffisantes. (…) Et dans le même temps certains nous disent : on ne peut rien faire pour activer plus, et donc pour les chômeurs les plus âgés, notamment au nord du pays, ou les jeunes - et donc c'est deux problèmes majeurs chez nous - non seulement on ne peut rien faire, on doit laisser la situation couler, on doit faire en sorte que le chômage augmente, on ne peut pas y toucher, et d'autre part il faut régulariser, euh, massivement. » En insistant lourdement sur « massivement », le mot qui fait peur. Par Jacky Degueldre |












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