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14) Une reprise de la configuration : la culture-formation (XIX°-XX°s) |
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Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE MicrosoftInternetExplorer4 /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-theme-font:minor-fareast; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} Consacrons maintenant une deuxième analyse à une autre approche critique de la culture conçue comme élévation. Cette autre approche contribue à obliger à réfléchir sur la nécessité ou non de profiler la nature pour définir la culture, sur les engagements requis de chacun vis-à-vis de ou dans la culture. Au-delà de la critique de la première configuration de la notion, l’enjeu est de nous reconduire à l’impératif de savoir quelle figure de la culture chacun veut défendre, ce qu’on entend par « idéal de culture », et comment la culture doit être traitée sur le plan politique. Il est aussi de résoudre le problème de savoir comment la référence à la culture peut (mais ne doit pas) servir de moyen de distinction sociale, certains, à l’encontre des réflexions philosophiques portant sur la culture, tendant à valoriser une culture « cultivée », « distinguée », la « bonne culture », celle des intellectuels et des institutions, celle du « bel esprit », à l’encontre de la « sous-culture, celle des « autres ». À moins qu’on ne s’inquiète plutôt de la culture comme d’une pratique, d’une dimension individuelle et collective de l’expérience humaine. Télécharger l'analyse |
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13) Une critique des institutions de la culture (XVIII°s) |
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Le champ de la culture et son paradigme d’élévation ne se sont pas constitués de manière uniforme. Ils englobent immédiatement des discussions, des polémiques, des contradictions internes qui ne vont cependant pas sans en renforcer l’autonomie, alors même qu’elles en dressent le portrait renversé. Notamment des polémiques portant sur la signification de la culture, tant sur le plan humain que sur le plan socio-politique. En suivre les pistes permet d’amplifier le débat portant sur le contenu, la fonction et le déploiement de ce que nous appelons désormais la culture. Dans ce troisième volet de cette exploration générale de la question de la culture, lançons-nous dans trois analyses successives, toutes marquées cependant au sceau du passé, portant l’une sur la critique des institutions culturelles et les deux autres sur une révision possible du concept de « culture ». Télécharger l'analyse |
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12) La culture et l’anthropologie, sources de partages (XVIII° au XXI°s) |
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La deuxième exploration concerne le statut (le déni) de l’autre dans ce paradigme de l’élévation qui affirme que la culture constituerait un rempart contre la barbarie, que la barbarie menace la culture, ou que la culture représente un stade supérieur par rapport à la barbarie. Joignant des notions anthropologiques à des objectifs culturels et politiques, cette Europe conquérante, entre les XVIII° et XIX°s, en s’instituant au centre du monde, trace des frontières spécifiques entre les humains à partir d’une certaine image de l’homme et de la culture, et divise la terre entière à son profit, sous l’égide d’une certaine idée de la démocratie. Elle transforme l’univers connu en une extension de l’Europe. Elle confine fort précisément à ce qu’on appelle l’ethnocentrisme occidental, qui constitue surtout un mode de justification particulier du traitement infligé aux « autres ». Télécharger l'analyse |
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11) Anthropologie, culture et démocratie : un universalisme abstrait (XVIII°s) |
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Ouvrons un deuxième volet de cette exploration générale de la question de la culture. Procédons à deux investigations plus réflexives des contradictions de ce premier paradigme de la culture qui, de nos jours, à l’heure de sa dissolution, suscite tantôt les nostalgies les plus grossières tantôt le rejet le plus total, deux réactions incapables de s’attacher d’abord à saisir une construction historique puis de rebondir sur elle. Ce paradigme est appelé « élévateur » parce qu’il fait de la question de la culture l’élément central d’un projet d’ascension de l'homme à l’universel, étendant ses ressorts aussi bien au niveau de l'institution (le cadre qui dispose l'esprit), au niveau des auteurs et des œuvres de culture, qu’au niveau du public. La culture définit ce qu'il y a de plus spécifiquement humain (l'éducation), une œuvre des plus audacieuses dans les voies de l'écart avec la nature. Il y aurait un lien « naturel » entre culture et liberté. Au fond du problème de la culture, les philosophes nous font voir un abîme creusé par eux, et par la systématique anthropologique de l’époque, l'affleurement toujours possible de la nature dans chaque être humain (folie, « sauvagerie »), individuellement, quand il ne s'agit pas d'une humanité qui pourrait n'être encore que nature. L'artifice culturel circonscrit une existence, individuelle ou collective, qui demeure assiégée par son extérieur. Télécharger l'analyse |
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