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21) Nouvelles perspectives pour le socialisme (V) : Refuser la démesure : recevoir, célébrer, transmettre |
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Nous voilà presque arrivés au terme de ce parcours qui s’étend sur une quinzaine d’articles, écrits depuis une année et demie, et qui conjugue un nouveau rapport à la nature – vers une éthique de l’environnement -, des interrogations sur nos modes de pensée et nos pratiques existentielles – des valeurs renouvelées -, et quelques humbles réflexions sur l’idéal d’émancipation du socialisme – nouvelles perspectives pour le socialisme.
Au travers de ces flâneries intellectuelles et au-delà des errances, des redondances et des insuffisances qu’elles charrient, le fondement de ma démarche s’articule sur une triple conviction qui se radicalise d’ailleurs au fil de mes lectures intempestives et du diagnostic sans cesse plus inquiétant de la toute simple réalité du monde .
Première conviction : opérer un renversement majeur dans notre mode d’interprétation du monde. Changer de paradigme et réorienter notre logiciel mental. Briser l’illusion d’un homme, et de sa praxis, arraché à son environnement naturel. Cela présuppose une révolution anthropologique et une science d’un type nouveau. Nous devons penser la catastrophe si nous voulons l’éviter.
Celle qu’Edgar Morin nomme la pensée écologisée qui doit rompre avec le carcan du grand paradigme de la culture occidental du XVIIe au XXe siècle, qui disjoint le sujet et l’objet, pour « se référer à un paradigme complexe où l’autonomie du vivant, conçu comme être auto-éco-organisateur, est inséparable de sa dépendance » .
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