Les nouvelles formes de Pauvreté PDF Imprimer Envoyer

Alors que près de 15 % de la population belge connaissent un risque accru de pauvreté et qu’un plan fédéral de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale comportant 59 mesures voit le jour, les Cahiers de l’éducation permanente consacrent un dossier à la pauvreté, ses caractéristiques et ses évolutions. Quel état des lieux de la pauvreté en Belgique peut-on dresser ? Qu’en est-il chez nos voisins français et à l’échelle européenne ? Quelles populations touche-t-elle plus particulièrement ? Quel est le rôle des pouvoirs publics ? Quelles alternatives sociales se développent ? Une vingtaine de contributions d’experts, d’acteurs de terrain, de responsables d’associations confrontées à ces questions au quotidien apportent des éléments de réponses. Sans oublier, les interviews des collectifs SDF et les particuliers directement concernés par la dureté de la vie. 

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Etre surendetté ? Etre Pauvre ? Quelles sont les nuances, des experts scientifiques de l’Observatoire du Crédit et de l’Endettement nous l’expliquent.  Le Bureau du Plan nous pointe les aspects de la pauvreté liés au revenu à l’aide d’une série d’indicateurs. Un manque de revenus, surtout s’il se prolonge, peut avoir des conséquences négatives sur d’autres aspects de la vie sociale, comme la santé ou le logement, et accroître ainsi le risque de pauvreté. 
Côté publics défavorisés, précarisés…. La parole des SDF ? Le désaveu constant, l’effacement, la volte-face impossible, le manque et l’impossible pour tout choix ….le circuit de l’urgence et de l’insertion se retrouve à chaque étape dans l’arbitraire, les SDF sont coincés dans la précarité et l’urgence sociale est dans une impasse.
Nouvelles formes de pauvreté, Michel Denis, Président de l’asbl « La Maison des familles » affirme que oui…. Le fait de changer les termes, les mots, pour désigner la pauvreté a également pour effet de culpabiliser la personne. Un exemple révélateur ; on ne dit plus que vous êtes « chômeur » mais « demandeur d’emploi ». 
François Schreuer écrit que la précarité est un état d’insécurité sociale, qui se définit de manière subjective, selon un contexte et un vécu. Deux personnes se trouvant dans une situation sociale similaire pourront en ressentir la précarité de façon différente en fonction du capital symbolique, du réseau social, de l’expérience dont elles disposent par ailleurs. Il n’existe donc pas de seuil de précarité.  N’y a-t-il pas là sujet à débat ?
Autre question, autre chantier…. Les emplois  titres-services  sont-ils vecteurs d’insertion socioprofessionnelle ? Offrent-ils une stabilité d’emploi qui permet de sortir de la pauvreté ?  Marchepied ou chausse-trappe finalement…..
Autre sujet abordé : plus d’une famille sur six en Belgique est une famille monoparentale. Plus de 10 % des enfants de moins de 16 ans en Belgique sont dans cette situation.
Un chapitre entier donne et propose des alternatives sociales pour pallier à ces nouvelles formes de pauvreté, c’est le cas notamment des présidents de CPAS bruxellois et wallons, de responsables d’organismes économiques et énergétiques , de chercheurs français en matière d’exclusion bancaire, de dirigeants syndicaux qui proposent de travailler moins pour renouer avec le progrès social etc.
Un tour d’horizon varié et assez complet qui permet de se plonger dans la lutte contre les poches de pauvreté et l’exclusion sociale.


Prix : 10 euros

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