
« Ne pas respecter la mort d’une personne par l’importance de la sépulture et du rituel, c’est ne pas respecter l’humanité et notre propre dignité »
Il est des morts qui font moins de bruit que d’autres. Des adieux discrets. Des histoires qui ne sont jamais racontées.
Souvent dans le silence et l’indifférence, plusieurs dizaines d’hommes et de femmes meurent chaque année des conséquences de la vie en rue.
Depuis plus de 20 ans, le Collectif Morts de la Rue agit pour un adieu digne pour les personnes sans-abri en organisant les funérailles pour chaque habitant·e de la rue dont il apprend le décès.
Une cérémonie annuelle se tient également à l’Hôtel de Ville de Bruxelles durant laquelle la mémoire de chaque défunt·e est célébrée par la lecture d’une litanie de poèmes que nous vous invitons à co-écrire lors de ces huit sessions d’ateliers que nous vous proposons. Ensemble, nous tisserons un récit collectif pour se souvenir de chacune de ces personnes.
Être sans chez soi n’est pas une fatalité mais un problème sociétal majeur, ancré depuis trop longtemps et qui fauche chaque année plusieurs dizaines de vie.
Une autre issue est possible, pour autant qu’on ait la volonté politique d’agir en ce sens !
Chaque rencontre sera une occasion de prendre la plume pour préserver les traces de ce que furent ces vies et de les célébrer à travers la puissance de l’écriture.
Nous vous invitons à partager vos mots, vos pensées, vos émotions dans un cadre où chacun·e se sentira respecté·e dans sa démarche.
Quel que soit votre horizon – proche de la personne décédée, poéte·sse ou allié·e de la cause – vous êtes les bienvenu·es.
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Programme des ateliers : Chaque atelier débute à 12h et se termine à 16h
Ces ateliers sont organisés par le Collectif « Morts de la Rue », Diogène et PAC avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Déconstruire le sport pour le rendre plus juste : étude et échanges autour des rapports de genre dans la pratique sportive
Le sport aime se dire porteur de valeurs universelles : justice, équité, respect.
Mais quand on regarde de plus près, derrière les discours d’universalité, se cachent encore de nombreuses inégalités de genre, de classe, de race ou de validité. Les corps sexisés, queer, gros, racisés, porteurs de handicap(s) y restent souvent invisibilisés ou exclus.
Comment ces valeurs se traduisent-elles réellement lorsque l’on observe les inégalités qui traversent sa pratique ? Quels obstacles rencontrent les personnes discriminées dans le sport, qu’il s’agisse de la pratique, de l’encadrement ou de la gouvernance ? Et comment repenser collectivement un sport réellement inclusif, affranchi des logiques de domination patriarcales et dominantes ?
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À l’occasion de la sortie de notre étude, nous vous invitons à une après-midi d’échanges et de réflexions collectives et participatives autour de ces enjeux.
Au programme :
💡 Une table ronde avec Bo Rainotte (poète punk et artiviste), Lola Mansour (ancienne judokate professionnelle, coordinatrice de la BBJJA et coach), ainsi que Pelphine et Marie-Amah (membres et fondatrices de l’asbl Fat Friendly), pour partager les constats et ouvrir les débats ;
☕ Un world café pour imaginer ensemble un sport réellement inclusif, accessible, et dénoué de logiques de domination.
Cet événement s’inscrit dans le cadre du projet « Lâchez-nous les baskets ! », dont naîtra fin 2026 un guide pratique pour tenter de transformer nos terrains de jeux en espaces plus égalitaires, accessibles et inclusifs.
Venez écouter, discuter, débattre, imaginer un sport plus juste, plus libre, et plus égalitaire.
Parce que repenser nos pratiques sportives, nos corps en mouvement, c’est aussi repenser notre société.
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Lâchez nous les baskets ! est un projet en partenariat avec Présence et Action Culturelles, Corps écrits et le Centre Librex
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Commune de Saint-Gilles.

Cet évènement est complet. Si vous souhaitez y participer, une liste d’attente est ouverte.
Vous pouvez envoyer un e-mail à l’adresse : .
De la décolonisation de l’espace public, on dit que c’est une mode, que ce n’est pas une priorité, que c’est une “violence inversée”, ou que c’est ressasser le passé. Le sens unique de l’Histoire revêt encore le costume du déni et chaque geste microscopique consenti par les instances d’État est considéré comme une faveur.
De quelle hypocrisie, de quelle mémoire, de quelles morts parlent les statues, chantent les rues ?
Le documentaire « Tout contact laisse une trace » puise dans des récits fragmentés, des parcours de personnes non-blanches, afro-descendantes et africaines et retrace la colonialité topographique et symbolique de la Capitale de l’Europe.
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💬Un échange suivra la projection sur la colonialité de l’espace public et la manière dont l’art peut nourrir les luttes avec :
📰Cet évènement prolonge la réflexion entamée dans le chantier « Reconnaitre le passé coloniale » du dernier numéro d’Agir par la culture.
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Ce film, produit par ZIN TV, a été réalisé par Nizar Saleh Mohammed Ali et est le fruit d’une écriture collective menée par Milady Renoir avec le Collectif Mémoire coloniale et lutte contre les discriminations, Jean Illi et Solina Diallo, chercheur·es à l’ULB, Taslim Mamadou Diallo de la Voix des sans papiers de Bruxelles, Sarah Bahja, Valentin Fayet et Thomas Michel de ZIN TV. Avec la participation de Taslim Mamadou Diallo (VSP Bruxelles), Bah Mamadou Moussa (VSP Saint Josse), Aurélie Disasi (Aru Lee), Jean Benoit Bokoli “microMéga le Verbivore”, Faiza Hirach (Samidoun Brussels), Lucas Catherine, Mémoire coloniale et lutte contre les discriminations, Baladio et Studio Baraka.

Tremblez, les sorcières sont de retour ! Les sorcières fascinent autant qu’elles ont effrayé nos rêves enfantins. Pas une manifestation féministe sans un rappel à cette figure historique.
Elles transgressent les normes, elles nous rappellent qu’il n’est pas toujours facile de revendiquer l’accès au savoir, ou encore de vivre pleinement son émancipation en tant que femme.
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Cette exposition itinérante réalisée par l’ULB est constituée de panneaux illustrés qui évoquent les sorcières sous différents angles d’approche, depuis la chasse aux sorcières du XVe siècle jusqu’à l’écoféminisme d’aujourd’hui, en passant par la figure des sorcières dans l’art, la littérature, le cinéma, …
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𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 ? Du 20 mars au 18 avril 2026 inclus
Visites animées sur demande:
Du lundi au vendredi sur demande (durée de l’animation : 1h30)
Du lundi au vendredi de 9h00 à 10h30/10h45-12h15/13h30-15h00
Publics : groupes scolaires (à partir de 14 ans) ou d’adultes en formation
Visites animées programmées (réservation indispensable):
Visites libres
Visite libre à partir du 23 mars
Du lundi au vendredi, de 9h00 à 12h00 et de 13h00 à 17h00
L’expo sera fermée les jeudi 26/03 et 9/04
𝗢𝘂̀ ? Maison de la Laïcité de La Louvière – Rue Arthur Warocqué 124.à 7100 La Louvière
𝗣𝗿𝗶𝘅 : GRATUIT
À partir de 14 ans – Accès PMR
𝗥𝗲𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗶𝗻𝘀𝗰𝗿𝗶𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 pour les visites animées :
– 064/84.99.74
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Cette exposition vous est proposée en partenariat avec la Maison de la Laïcité de La Louvière, Soralia Hainaut-Centre et le Mouvement Présence et Action Culturelles
D’autres activités sont aussi organisées en complément de l’exposition (atelier Ecoféminisme et Magie Verte, Balade nocturne des sorcières, ateliers d’arpentage, conférences…)
🗓️Toutes nos activités : https://www.pac-g.be/exposition-witches-le-renouveau-des-sorcieres-ll/

A l’occasion du vernissage de l’exposition « WITCHES – Le renouveau des sorcières », vous assisterez à la conférence Valérie Piette, “Sorcières d’hier et d’aujourd’hui”.
Valérie PIETTE est professeure d’histoire contemporaine à l’ULB et actuellement doyenne de la faculté de Philosophie et Sciences sociales. Elle est la commissaire scientifique de l’exposition WITCHES.
Lors de cette conférence, Valérie Piette établira une analyse mettant en dialogue, d’une part, les figures historiques des sorcières, victimes des procès d’exclusion, de la violence systémique et de l’essor du patriarcat. Et, d’autre part, les figures contemporaines de la résistance, qui reprennent l’imaginaire de la sorcière pour incarner la lutte contre l’ordre établi dans les rapports de domination.
Découvrez comment ces “dangereuses” d’autrefois sont les “puissances positives” qui continuent, à travers les siècles, d’inspirer la bataille contre le patriarcat et le capitalisme.

Dans le cadre du cycle « WITCHES – Le renouveau des sorcières », nous vous proposons un moment suspendu, hors du temps pour questionner les rapports de domination et découvrir votre propre capacité à changer les choses.
Durant cet atelier, vous apprendrez à réaliser une « spell jar ».
C’est quoi une Spell Jar ? Littéralement, “bouteille à sortilège”. C’est un condensé d’intentions que vous assemblez consciencieusement dans un flacon. Chaque ingrédient que vous choisissez est chargé d’une symbolique, qu’il s’agisse d’une plante, d’une épice, d’une pierre ou d’un élément, il possède une signification, une charge émotionnelle, un rôle que vous déciderez de lui confier. Au fur et à mesure que vous réalisez la Spell Jar, vous prenez conscience du pouvoir que vous conférez à cette fiole et vous vous connectez à votre propre puissance.
Deux ateliers sont prévus afin que vous puissiez vivre cette parenthèse enchantée au moment qui vous convient le mieux :
Ces rencontres vous sont proposées dans le cadre de l’expo « WITCHES – Le Renouveau des Sorcières ».

La figure de la sorcière est aujourd’hui convoquée dans des luttes féministes et écoféministes comme un symbole de puissance et d’émancipation et sa représentation est très différente de celle développée au cinéma où, laide et inquiétante, elle incarne le mal. Il y a là deux cadres distincts qui génèrent deux imaginaires auxquels on pourrait ajouter celui de l’Histoire quand, à partir de la fin du Moyen Age, des procès ont condamné des milliers de femmes dans un climat de terreur. Trois figures de sorcières donc, nées de trois contextes différents. Quels liens le cinéma peut-il faire émerger entre ces trois récits ?
Cette rencontre sera animée par Frédérique Muller, Responsable de la collection éducation à l’environnement à la Médiathèque Nouvelle.
Frédérique Müller travaille depuis douze ans sur les questions environnementales. Son approche consiste à tisser les liens entre les films (fictions et documentaires) et les milieux associatifs et militants. Avant ce travail sur la sorcière dans une perspective écoféministe, elle s’est intéressée notamment aux représentations de la forêt et à l’imaginaire du futur, toujours fortement enracinée dans le cinéma et en dialogue avec les personnes et secteurs qui font évoluer la manière de penser les problèmes environnementaux.
Cette rencontre vous est proposée dans le cadre de l’exposition « WITCHES – Le renouveau des sorcières ».

Dans le cadre de l’exposition « WITCHES – Le renouveau des sorcières », nous vous proposons une balade nocturne des Sorcières dans le bois de Mariemont.
Venez vous connecter à la nature en tant que Sorcière ou Sorcier, le temps d’une balade dans le bois de Mariemont parsemée de haltes où nous explorerons le thème des sorcières sous toutes ses coutures à travers des activités ludiques et réflexives, parfois collectives et parfois plus individuelles.
Cette rencontre vous est proposée dans le cadre de l’exposition « WITCHES – Le renouveau des sorcières ».

Une invitation à un moment de lecture collective et conviviale unique : un arpentage sur la folie !
Venez explorer ensemble un livre-événement à ne pas manquer : Mon vrai nom est Élisabeth d’Adèle Yon.
Un roman-enquête poignant et hybride, qui interroge la santé mentale, les violences psychiatriques faites aux femmes, et la réinvention de soi dans les interstices laissés par le silence des archives et des familles.
Pourquoi ce livre ?
Comme les sorcières d’autrefois, Betsy, la grand-mère d’Adèle Yon jugée « folle » porte la mémoire des corps et des voix qu’on a voulu faire taire. Mais aussi parce que l’autrice nous invite à questionner le regard porté sur la folie aujourd’hui, à explorer les failles de nos institutions, et à renforcer notre puissance du lien et la réappropriation de sa propre histoire face à l’innommable.
Un moment sensible et engagé, à vivre ensemble pour penser autrement les marges et celles et ceux qui les habitent.
Cette rencontre vous est proposée dans le cadre de l’exposition « WITCHES – Le renouveau des sorcières ».

Venez jouer avec les mots et les idées. A travers une série de petits exercices facilitants la créativité nous croiserons les chemins de nos pensées avec celui des sorcières.
Dans le sillage de l’exposition fascinante “Witches – Le renouveau des Sorcières”, cet atelier d’écriture est une invitation à embrasser la figure de la sorcière non plus comme victime ou figure maléfique, mais comme symbole de résistance, de savoir et de puissance féminine.
Qu’elle soit herboriste, militante, guérisseuse, ou figure libre, la sorcière d’aujourd’hui est celle qui se réapproprie son récit. Cet atelier vous propose un espace d’exploration créative, affranchi des clichés, pour forger vos propres mythes et contes.
Aucun prérequis d’écriture n’est nécessaire. Cet atelier est ouvert à toute personne souhaitant libérer sa créativité et explorer, à travers les mots, ce que la sorcière a à nous dire aujourd’hui.
Cette rencontre vous est proposée dans le cadre de l’exposition « WITCHES – Le renouveau des sorcières ».
© Présence et Action Culturelles