Le « travail sous perruque », vous n’en avez jamais entendu parler ? C’est normal, le mot est aussi discret que la pratique qu’il désigne, à savoir l’usage des outils et matériaux de l’entreprise dans un but personnel. Ancien fraiseur mécanicien, « perruqueur » et militant syndical devenu historien, Robert Kosmann a dressé, dans son livre Sorti d’usines, un tableau amoureux de cette forme méconnue de contestation du cadre. Retour sur une pratique, à la fois ancienne et contemporaine, qui pose en creux la question du sens du travail et de la liberté.
// Par Luc Malghem, chargé de projet au Centre Librex



