Analyse #13 – Le « travail migrant » : laboratoire néolibéral de la flexibilité

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Le nou­veau gou­ver­ne­ment fédé­ral belge dit « Ari­zo­na » entend por­ter atteinte aux droits des travailleur·euses, notam­ment, à tra­vers la sup­pres­sion de l’interdiction du tra­vail du dimanche, de nuit et les jours fériés. Il compte éga­le­ment s’attaquer vio­lem­ment aux per­sonnes exilé·es en menant une poli­tique d’extrême droite en matière d’asile et de migra­tion. Face à cette volon­té du gou­ver­ne­ment d’accentuer à la fois la flexi­bi­li­sa­tion du tra­vail et la répres­sion des per­sonnes en situa­tion d’exil et des travailleur·euses sans papiers, nous sou­hai­tons mettre en valeur les liens qui existent entre déré­gu­la­tion du mar­ché de l’emploi, flexi­bi­li­té et « tra­vail migrant ». De quelles manières les poli­tiques migra­toires contem­po­raines servent-elles à pro­duire une main d’œuvre sur­ex­ploi­tée et ultra-flexi­bi­li­sée au sein du sys­tème capi­ta­liste néo­li­bé­ral ? Com­ment « les sans-papiers sont-ils deve­nus – comme le dit le phi­lo­sophe et poli­tiste Ange Berg­son Lend­ja Ngnem­zu – la « figure moderne de la pré­ca­ri­sa­tion du tra­vail » et le « mar­queur socio­lo­gique de la fin du sala­riat » ?

// Propos recueillis par Aurélie Ghalim,  membre du Comité de rédaction du magazine Agir par la culture

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