
Pourquoi est-ce si difficile d’agir collectivement ? Celles et ceux qui créent ou rejoignent des collectifs notamment militants en font souvent une expérience négative.
Partout dans nos vies, au travail, dans nos familles ou dans nos groupes d’amis, nous perpétuons une culture qui écrase, exclut et nous fragilise. Alors qu’il s’élève contre ce modèle, le militantisme n’y échappe pas.
Après dix ans passés à travailler avec de petits collectifs, de grandes ONG et des individus engagés, mais aussi à observer ses propres comportements, Sarah Durieux, qui a mené pour ce livre de nombreux entretiens avec des personnes investies dans divers mouvements, s’intéresse à ce qu’elle identifie comme l’une des plus grandes menaces contre notre émancipation et propose des pistes pour en sortir.
Un arpentage est une lecture collective d’une œuvre. Cette technique issue des milieux ouvriers permet de rendre un livre plus accessible et de se l’approprier en groupe en développant ensemble son analyse critique.
Où ? au PAC, 149 rue des Brasseurs à Namur
Quand ? le 8 mai à partir de 18h.
Prix ? L’arpentage est gratuit, apéro compris ; il est simplement nécessaire de s’inscrire au préalable à !
Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le livre pour venir ni de l’avoir en sa possession : on le découvre ensemble, les livres sont gracieusement prêtés par la librairie Papyrus. Il est possible de l’acheter à l’issue de l’arpentage mais ce n’est pas du tout obligatoire.

“La chanson de Sarah” est une conférence musicale à la recherche des traces juives dans la chanson française par Henri Goldman.
La chanson française doit beaucoup aux auteur·es et aux interprètes d’origine juive. Beaucoup sont resté.es très discrèt.es sur leur généalogie, au point d’incarner la France archétypique, comme Jean Ferrat, Guy Béart ou Barbara. Mais, au fil des années, le refoulé remonta à la surface…
La chanson de Sarah est une « conférence chantée » : un spectacle musical qui raconte une histoire à travers des chansons interprétées en direct. En partant à la recherche des traces juives dans la chanson française, on rencontrera notamment Francis Lemarque, Renée Lebas, Serge Gainsbourg, Régine, Georges Moustaki, Enrico Macias, Michel Jonasz et Jean-Jacques Goldman, avec Charles Aznavour en invité de marque, de l’après-guerre au XXIe siècle. Plus, disséminées au fil du spectacle, une demi-douzaine de chansons originales.
L’immigration et l’exil, l’émancipation, les petits métiers, la famille, le génocide et la guerre, la religion, Israël et le sionisme, l’antisémitisme, la différence entre Ashkenazes et Sépharades, le yiddish… C’est fou ce que les chansons racontent sans avoir l’air d’y toucher. Au terme du parcours, on devrait en savoir un peu plus sur l’identité juive.
Cette conférence s’inscrit dans le cadre du cycle “Luttons contre l’extrême droite” avec PAC Namur, le CNCD 11.11.11, le CAI et le CAL Namur.
Infos et inscriptions : www.laicite.com / 081/73.01.31
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